Eau
potable de bonne qualité
Environ 80 millions de m3 d’eau sont pompés chaque année
du Léman dans le but de produire de l’eau potable. Pour toutes les
substances analysées (métaux, pesticides, NTA, EDTA), les eaux du
centre du Léman et des 11 stations de pompage autour du lac
satisfont pleinement aux exigences requises pour la production d’eau
de boisson.
Nitrates toujours
stables
La concentration en nitrates reste stable depuis quelques années.
L’eau de boisson obtenue à partir de l’eau du lac est excellente
pour ce paramètre.
Augmentation des
prises de poissons dits nobles
La pêche des poissons dits nobles, dont font partie les ombles
chevaliers, les corégones ou encore la truite lacustre, a nettement
augmenté, particulièrement celle des corégones (féras). Ces
résultats sont encourageants car ils confirment l’amélioration de la
qualité des eaux nécessaire à la vie des salmonidés.
Toujours trop de
phosphore
Il y a eu une légère évolution à la baisse de la teneur en phosphore
par rapport à 2002 (- 4 %). La concentration moyenne en 2003 est de
32.8 microgrammes de P/ L (microgrammes par litre).

Phosphore dans
les eaux du Léman
La faible baisse du phosphore en 2003 tend à indiquer que les
efforts entrepris à ce jour dans le domaine de l’assainissement
doivent encore être intensifiés pour atteindre l’objectif CIPEL de
20 microgrammes de phosphore par litre d’eau.
Beaucoup trop
d’algues, même en hiver
On assiste à une forte production d’algues (phytoplancton), et ce
jusqu’à une plus grande profondeur qu’il y a quelques années, avec
développement d’espèces filamenteuses en été (celles qui peuvent
gêner les pêcheurs car elles rendent visibles les filets) et
persistance du développement des algues en hiver.
Brassage complet en hiver 2004-2005
L’hiver 2004-2005 a été assez froid et venteux pour permettre le
brassage complet des eaux du lac. Les eaux ont été brassées jusqu’au
fond.
Oxygène en
profondeur
Le brassage complet a permis une oxygénation des eaux des couches
profondes. Une situation aussi favorable ne s’était pas produite
depuis 1986 dans le Grand Lac.
Pesticides
toujours décelables en traces
Bien que leur utilisation soit en nette régression, les herbicides
triaziniques sont toujours décelables dans le Léman, en toutes
saisons et à presque toutes les profondeurs. Les valeurs mesurées
sont très faibles et bien inférieures à celles fixées pour la
production d’eau de boisson. Toutefois, la présence de ces
substances de synthèse persistantes et résultant de l’activité
humaine n’est pas souhaitable dans les eaux.
Température de
l’eau en augmentation
La température des eaux du fond du lac continue d’augmenter, avec un
accroissement de 1°C depuis le dernier brassage complet, en 1986.